TD5: Le cas Bertrand

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Trouble ou symptôme

Comment penser la psychopathologie contemporaine?

Lecture du texte et 2 questions: que pensez vous du texte? Que met il en avant?

Que nous apprend spécifiquement le cas Bertrand?

Ce texte cherche à démontrer que derrière l’apparence observable d’une symptomatologie semblable, les problématiques sont toujours très singulières et présente les différentes approches entre clinique médicale et clinique psychanalytique. pour la clinique médicale, le trouble est considéré comme un dysfonctionnement objectivement observable, comme quelque chose qui vient contrarier une harmonie supposée qui se situe en dehors d’une normalité et qu’il convient de réduire, voire de faire disparaître (cf.p.439)

Dans l’autre cas, le symptôme est considéré comme un fonctionnement de l’inconscient, comme une modalité d’expression d’un sujet, un message à entendre (cf.p.438). Pour la clinique psychanalytique, il ne s’agit pas de supprimer le symptôme à tout prix, le réduire, il s’agit surtout d’accéder à son message via la parole du sujet. Ceci va prendre en compte la structuration psychique du sujet et donc de la complexité des phénomènes conscients et inconscients, lesquels sont corrélés à la dimension singulière et familiale du sujet. ce texte n’est pas impartial cela dit, bien qu’il soit très pertinent. La psychologie n’est pas une science exacte, qui évolue au fil des connaissances, la psychanalyse ne s’applique pas à tous les sujets non plus, par exemple, pour les psychotiques, la psychanalyse serait tout à fait inadaptée.

ce texte montre comment un trouble peut s’inscrire dans une problématique singulière et familiale. Ce qui est important est que l’enfant cherche à exprimer à travers le trouble ce qu’il veut ire, quel message il veut formuler et à qui? Le symptôme apparait comme l’expression d’un indicible. les maux se substituent aux mots. Chez Bertrand, l’agir se substitue aux mots puis peu à peu il représente et symbolise son mal être. Dans un tel contexte, il est important de rétablir le dialogue entre les parents et l’entant présentant des troubles. Il ne faut pas isoler l’enfant et son trouble mais au contraire l’insérer dans une dynamique sociale et familiale. Ici la dimension de communication est très importante et permet à chacun d’exprimer ses angoisses, sa souffrance. sans pour autant focaliser le travail thérapeutique sur les troubles du comportement de Bertrand, ils ont pourtant cessé, car ils étaient surdéterminés par un ensemble d’enjeux conscients et inconscients liés à une problématique familiale complexe sur deux générations. La clinique psychanalytique considère que supprimer les symptômes d’emblée revient à ne pas entendre le message qui se cache derrière. selon la clinique psychanalytique, lorsqu’on fait disparaitre un symptôme sans repérer les problèmes sous jacents, sans aller au coeur de ce qui fait souffrir, on prend le risque de voir le symptôme se renforcer ensuite, ou être déplacé, c’est à dire qu’il trouve un autre mode d’expression.

rq: quelques éléments de la problématique de Bertrand – en bonus

Sa mère est intrusive, il veut s’en détacher, c’est ce qu’il exprime par son dessin du serpent à deux têtes. Ceci est rendu difficile par l’absence du père, il n’y a donc pa de triangulation. L’agressivité est un moyen de se détacher, de trouver la loi que devrait représenter le père.

Au niveau de la mère, il y a confusion des générations: les pères sont interchangeables dans le fantasme maternel, et Bertrand représente en quelque sorte l’enfant oedipien interdit. Pour Bertrand, la triangulation est impossible, car la place du père est évincée il ne peut jouer son rôle en tant que représentant de la loi, et donc poser les interdits, notamment, celui de l’inceste en tant qu’agent de la castration symbolique. Bertrand, à travers ses comportements, recherche la loi pour sortir des fantasmes oedipiens avec lesquels il commence à se sentir mal à l’aise. En effet, cette mère intrusive entretient la problématique oedipienne, elle érotise la relation qu’elle entretient avec son fils, en maintenant une proximité corporelle que Bertrand ressent comme oppressante. L’agressivité de Bertrand sert de défense contre l’emprise maternelle, dans une volonté de mettre un terme à cette mère trop entreprenante. Le travail thérapeutique pour Bertrand lui a permis d’élaborer les enjeux oedipiens en exprimant et représentant son agressivité et ses sentiments d’aboutir à une séparation psychique, le symptôme a logiquement cédé, et dès lors, Bertrand a pu réinvestir les liens sociaux et le travail scolaire.

transition vers la psychopathologie (conclusion)

Ce texte montre les deux principales démarches cliniques fondant les pratiques du psychologue quel que soit son champ d’intervention. La première perspective relève du modèle de la clinique médicale qui envisage le symptôme comme le signe d’un dysfonctionnement qui vient troubler une harmonie préalable. La clinique psychiatrique et la psychopathologie s’inspirent de cette procédure lorsqu’elle fonde la nosographie basée sur l’observation et le recensement des signes cliniques.

La seconde perspective trouve ses fondements dans la doctrine psychanalytique et considère le symptôme non plus comme un dysfonctionnement mais comme la marque du sujet qui en est porteur. cette clinique dite psychanalytique se positionne au delà de l’observation objective et désigne une clinique du sujet , de la parole. L’accent est mis sur le sens et la fonction du symptôme dans la structure subjective. Le symptôme a un sens et une fonction: il relève d’un conflit inconscient, il a valeur de message à déchiffrer, il est surdéterminé par un réseau de représentations propres au sujet et donc en étroite relation avec son vécu subjectif et sa vie intime puis il est envisagé comme une solution de compromis face au conflit psychique, et enfin, comme une satisfaction substitutive, car il permet l’expression, l’accomplissement d’un désir inconscient.

Il faut garder à l’esprit que l’acte du clinicien est et reste lié à la conception qu’il se fait de l’homme, de la causalité psychique et du symptôme. La visée de son acte et les méthodes qu’il utilise sont étroitement corrélées à la théorie à laquelle il se réfère.

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