Caractéristiques de l’émotion

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Les émotions

I caractéristiques de l’émotion

11 définition

Ce sont des sentiments de plaisir ou déplaisir reconnus en soi même ou prêté à autrui par extrapolation. Elles ne restent pas purement cérébrales mais s’extériorisent sous forme de modifications physiologiques et somatiques. On est conscient de l’éprouver et elle entraîne par exemple une sécrétion d’hormones. Pour Josef Le Doux 1998, émotion et sentiment se confondent, c’est une expérience subjective, une invasion passionnée de la conscience d’un sentiment.

Au contraire, Antonio Damasio 1999 les considère comme deux concepts distincts. L’émotion est l’action se traduisant par un mouvement de muscles (visage, fuite etc.) ou internes (fréquence cardiaque) qui s’extériorisent, se partagent alors que le sentiment est privé, subjectif, composé de pensées.

12 émotions de base ou émotion primaires

Ce sont des émotions exprimées par le visage; exprimées et reconnues universellement. Paul Eckman en a définit 6 : surprise, tristesse, peur, colère, dégoût, joie. On parle d’émotion de base car on pense que les autres émotions sont des combinaisons de plusieurs émotions de base. Ainsi l’indignation serait un mélange de colère et de dégoût.

13 fonctions des émotions

En tant que processus adaptatif, la peur des prédateurs, le rejet de certains aliments, l’attirance pour le partenaire sexuel, la peur de la solitude ou des modifications soudaines de l’environnement chez l’homme aidaient à la survie.

14 les grandes théories de l’émotion

La théorie de James et Lange est que les modifications neurovégétatives induisent l’émotion: ne pas avoir eu le temps d’avoir peur illustre cette idée: l’émotion est liée à une modification neurovégétative, qui conduit à une prise de conscience.

La théorie de Canon et Bardes est que la conscience et l’expression des émotions sont simultanées, déclenchées par l’hypothalamus. Pour les cognitivistes, cela va plus loin: l’émotion naît de l’interprétation de la situation et non de la situation elle même. Cette théorie implique de multiples rétrocontrôles.

II réactions neuroendocriniennes

21 fonctionnement global

La perception de l’émotion entraîne l’activation hypothalamique qui met en branle d’une part la mise en jeu du système neurovégétatif autonomie, principalement sympathique, mais aussi d’autre part l’axe hypothalamu-hypophyse-surrénalien (glandes surrénales), qui se traduit par la sécrétion hormonale. Les principales hormones libérées sont la catécholamine (adrénaline d’origine médullosurrénalienne, la noradrénaline d’origine sympathique et les glucocorticoïdes)

22 glandes surrénales

Les glandes sont des organes capables de sécréter des hormones. Comme leur nom l’indique, elles sont situées sur les reins, et composées de deux parties. La partie centrale nommée médullosurrénale et la partie extérieure, nommée cortico-surrénalecf.p.41

La médullosurrénale secrète des glucocorticoïdes dont le cortisol et la corticostérone, sous contrôle de l’hypothalamus et de l’hypophyse antérieure.

23 système autonome

Il intervient au niveau du système viscéral sympathique et cause l’accélération de l’organisme cf.p.39. Le système sympathique permet la libération de la noradrénaline au niveau de l’organe effecteur, par exemple le muscle cardiaque. Il agit aussi sur la médullosurrénale.

24 axe hypothalamo-hypophyso-cortico-surrénalien

Sous l’influence d’une émotion, l’hypothalamus secrète du CRF (corticotrophin releasing factor), qui agit sur l’hypophyse qui secrète à son tour de l’ACTH (adreno cortico trophin hormon), stimulant la glande surrénale qui synthétise des glucocorticoïdes. Ceux ci ont une rétroaction négative sur l’hypophyse, et l’ACTH quant à elle fait une rétroaction sur l’hypothalamus, négative aussi.

III réaction hormonale et comportementale en fonction des situations

31réaction d’urgence

C’est une émotion intense en cas de danger important. On observe des adaptations physiologiques immédiates pour permettre la fuite ou le combat face au danger. L’activation orthosympathique conduit à la libération de catécholamines qui provoquent une augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire, une vasoconstriction amenant une meilleure oxygénation et distribution du sang ainsi que la mobilisation des réserves énergétiques.

L’adrénaline et la noradrénaline sont libérées dans des circonstances qui nécessitent une réponse active de l’organisme. L’adrénaline est plutôt associée à des comportements de fuite, alors que la noradrénaline est associée à des comportements de combats, dans des situations désagréables mais contrôlables. On parle de flight response/fight response. Chez l’être humain, ces sécrétions peuvent être contrôlées par notre cortex, par notre capacité cognitive de raisonnement et de dramatisation.

32 syndromes généraux d’adaptation ou adaptation au stress

Le stress a long terme, par exemple en cas de chômage de longue durée, de perte des parents pour un enfant ou d’enfermement de longue durée) entraîne des réactions en différentes étapes. Dans un premier temps, on remarque une réaction d’alarme, comprenant outre la libération de catécholamines, une activation du cortex surrénalien en conséquence à la libération d’ACTH par l’hypophyse. Dans un second temps, on observe une phase de résistance face à l’agent agresseur. Celui ci se maintenant, l’organisme mobilise ses réserves énergétiques pour trouver un équilibre. Dans un troisième temps, on observe une phase d’épuisement pouvant se terminer par la mort. Dans le cas du chômage longue durée, on observe par exemple une fatigue accrue, des insomnies, des dépressions… cf.p.40 Les glucocorticoïdes prolongent l’action des catécholamines, en favorisant une adaptation métabolique à long terme.

33 autres systèmes hormonaux

Les hormones sexuelles: on observe une augmentation de la sécrétion de testostérone lorsque l’individu a une réponse active (combat ou agressivité), par contre elle diminue lorsque les possibilités d’action sont réduites, c’est à dire dans le cas du syndrome général d’adaptation. Les hormones thyroïdiennes sont sous contrôle de l’hypophyse et on retrouve une sécrétion importante dans certains états émotionnels, comme la dépression ou certaines situations de stress.

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