Le cas Laurent

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La problématique
Le cas Laurent présente la prise en charge thérapeutique brève d’un enfant pris en charge par deux thérapeutes. Celle-ci est racontée de façon chronologique. Le background théorique est analytique, car le texte fait référence au divan, au transfert… De plus, du point de vue du symptôme, on considère qu’il a une signification pour le sujet, et amène le sujet à mettre en sang dessus par lui-même. La connaissance est donc considérée comme étant de son côté. Il y a de plus des références aux concepts relatifs à un cadre référentiel théorique particulier.

La régression est un retour à un stade antérieur du développement psychosexuel.

Le développement psychosexuel se découpe en une chronologie et un certain nombre d’acquisitions concernant la personnalité (la structure) et l’appareil psychique (les instances). Chaque stade est caractérisé par des pulsions partielles qui animent la vie psychique du sujet. Les différents stades sont : le stade oral, le stade anal, le stade phallique au cours duquel s’amorce le complexe d’Oedipe et le complexe de castration, vers quatre ou cinq ans ; il est suivi d’une période de latence puis d’une réactivation du complexe d’Oedipe et du complexe de castration lors du stade génital, qui correspond à l’adolescence.

Dans le cas de Laurent, on peut se demander pourquoi il régresse au stade oral, si celui-ci s’est mal déroulé. Le marteau peut être considéré comme un objet substitutif. Les mécanismes de défense auquel il fait à peine est principalement l’identification, dans une résolution de complexe douloureuse.

Le complexe d’Oedipe à un enrôla de construction, un rôle structurant de la personnalité. Il permet l’intégration de l’interdit de l’inceste, de la différence de génération et de la différence des sexes. Il est aussi à l’origine de l’eau orientation du choix de l’objet sexuel (homo ou hétérosexuel).
Il existe dans les familles incestueuses avec répétition transgénérationnelle, mais il n’est pas structurant, ont remplacé par d’autres interdits. Ceci pose la question de la mise en place du surmoi qui marque les interdits.

Winnicott fait référence à la mer suffisamment bonne, avec son concept de holding et de handling.

Le cadre de la prise en charge
Il s’agit d’un cas de consultations hospitalières à mère enfant, sous-tendu par une attitude qui psychanalytique qui a pour objectif de favoriser l’échange, c’est-à-dire un favorise les productions conscientes et inconscientes à l’origine du symptôme. Le travail doit permettre de mettre du sens sur les éléments inconscients. À partir de l’écoute, les thérapeutes induisent la libre association qui n’est pas énoncée clairement dans le texte.

La thérapie met à profit la neutralité bienveillante du thérapeute, qui ne porte pas de jugement sur ce qui est dit, et sa capacité à comprendre le discours de l’autre avec empathie, écouter n’étant pas la même chose qu’entendre. Si je suis à l’écoute de l’autre, alors je suis capable de reformuler séduirait ses sentiments. Cela crée un climat favorable pour que la parole s’exerce. À partir de là, les patients énoncent des données anamnéstiques et des plaintes.

Le motif de la consultation
Laurent et ses parents consultent pour des problèmes alimentaires, symptôme apparu de façon liée au début de la deuxième grossesse de la mère comme un mode de communication. La mer apporte des réactions désespérées, de désarroi, une perte de stabilité et d’équilibre. Laurent manifeste son désir de rester enfant unique et cherchant remède à la grossesse, contre laquelle il cherche une solution magique. Il tente ainsi de mettre en place une annulation rétroactive par un comportement de l’enfant, dans le but d’annuler le problème après coup. Il s’agit d’une annulation fantasmatique sur le mode magique.

Interprétation du symptôme
la question qui se jouera un rapport à l’identification. Laurent pense qu’un comportement de la mère pourrait annuler la grossesse, et ils effectuent ce comportement lui-même en espérant un effet sur la mère. Le thérapeute mais en lien la grossesse et la phobie de manger. Les cliniciens essaient de sensibiliser la mer à ce lien la. Laurent en veut en particulier à sa mère et a tendance à épargner son père. Le marteau qu’ils transportent vient le compléter, servant de totem.

Travail thérapeutique : ce qui en émerge.
Laurent en veut à sa mère, mais n’a pas totalement perdu confiance en elle et tente de la reconquérir. La thérapie connaît un basculement au moment où le père accompagne sa femme. Laurent est confronté à deux couples et lui-même se retrouve seul. À partir de ce moment, se met en place un transfert négatif, par projection sur le clinicien (femme) des sentiments et réactions éprouvées pour la mère. Le conflit dit quelque chose d’un affront narcissique et de délires érotiques (rouges à lèvres). La phobie alimentaire devient une phobie de la thérapeute, et Laurent adopte une attitude défensive en se protégeant sous le divan, puisqu’il est contraint d’accepter et de gérer au mieux la contrainte.

La perlaboration est un concept freudien définissant l’élaboration psychique, c’est-à-dire le processus de symbolisation, le travail psychique d’association permettant de maîtriser l’excitation psychique.
Le travail vise à permettre à Laurent d’élaborer et donc de contenir ses pensées et de désamorcer le processus pathogène. Celui-ci préserve le bon objet en rejetant le mauvais objet sur la thérapeute.

Le transfert est un déplacement d’affects sur le support du thérapeute.

Exemple
Un petit garçon va voir avec sa maman un psychologue. Il est au CP depuis six mois, sans problème, mais n’arrive plus à apprendre l’alphabet. On apprend que le maire de la maman est décédé il y a peu, et que la famille a essayé de protéger l’enfant de cette perte en ne disant rien au petit garçon. Celui-ci capté cependant la tristesse de sa maman, et notamment au téléphone, il a vu pleurer et l’a entendu dire « il a décédé ».

Résolution du cas
Ce que Laurent attendait en fait est une expression d’affects de la mère, par exemple la culpabilité. Celle-ci a exprimé le dégoût, mais finalement cette expression d’émotion, même si elle n’était pas celle attendue, a permis de débloquer la situation de Laurent. Il est important de permettre à l’enfant de verbaliser, de symboliser. Ce n’est pas un événement en lui-même qui est traumatique, mais la valeur émotionnelle qu’il y a derrière.

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