Objet de l’ergonomie : l’étude du travail humain

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L’ergonomie porte son interet aux hommes et femmes et au travail, à l’action de travailler. Elle met l’accent sur les relations entre l’homme et le travail, les interactions qui s’y produisent dans les deux sens.

La relation homme -> travail

il s’agit de faire un travail demandé en échange d’un salaire. ( pompier, animateur, caissiere etc. ) L’individu doit s’insérer dans un milieu professionnel, atteindre des objectifs donnés dans les temps voulus, en se servant des moyens fournis. L’opérateur agit sur le travail à différents niveaux.

Opérateur/opératrice : personne effectuant une activité de travail, indépendemment du statut

Exemple 1 : Marges de manoeuvre des opératrices de couture sur leur activité de travail en fonction des objectifs

Ces opératrices travaillent sur des machines à coudre au Québec. Elles réalisent la couture interne et externe de jambes de pantalons. Elles sont payées à la pièce, et peuvent répéter leur cycle d’action jusqu’à 1500 fois par jour. Cela correspond à un pantalon toutes les 3 minutes environ. Elles ont la possibilité de choisir leurs objectifs, de ralentir ou accélérer leur cadence en fonction des objectifs, ou en fonction de leur condition physique. Elles agissent ainsi sur le travail (objectif, vitesse, geste).

Exemple 2 : adaptation d’un opérateur animateur de centre aéré au climat

Un animateur, opérateur en centre aéré prévoit un jeu en extérieur sur une après midi. Son but est de développer chez l’enfant le respect des règles et des autres. Il doit s’adapter au climat. S’il pleut, il doit trouver une activité d’intérieur de remplacement permettant d’aborder les même thèmes.

La relation travail -> homme

Le travail a des conséquences sur la personne. Il constitue les abses d’une nrichissement personnel, au sens propre comme figuré ( salaire + éanouissement ), il est valorisant, à travers l’acquisition de nouvelles compétences, d’expérience. Il a aussid es aspects néfastes : causant fatigue nerveuse et physique, à l’origine de pathologies, de maladies professionnelles ( cancer du poumon lié à l’amiante )

Exemple 1 : effet du travail sur les opératrices de couture

Les opératrices de l’exemple précédant soulèvent en moyenne 400kg de matiere par jour. Elles développent des troubles musculo squelettiques et sont souvent en arrêt maladie.

Les modèles de l’homme au travail

L’homme au travail doit être envisagé dans ses différentes dimensions : intellectuelles, manuelles.

Exemple d’activité « manuelle » : un ébéniste

Opérateur travaillant le bois pour faire un meuble avec des outils. Pour réaliser sa tâche, il effectue des opérations complexes. Il prend d’abord de l’information sur le bois. Il fait appel à des connaissances sur le bois et sur les modes opératoires possibles pour décider de la meilleure approche, etc.

Exemple d’activité « intellectuelle » : un contrôleur de navigation aérienne

Il a une activité cognitive : percevoir la position de différents avions, raisonner sur les trajectoires, prendre des décisions sur les priorités et actions à accomplie. Son corp est également solicité pendant ce travail intellectuel : tenir une position, fixer un écran etc.

Tout travail manuel exige un travail intellectuel, et inversement

L’opérateur d’un travail manuel doit relever des informations sur l’environnement de travail, les analyser et les traiter, en faisant appel à sa mémoire et ses représentations mentales. L’opérateur d’un travail intellectuel doit maintenir une position, ou interagir avec un tableau de bord, ou même articuler des phrases pour communiquer par exemple.

Modèle de l’homme au travail dans toutes ses dimensions

Les recherches ou interventions en ergonomie utilisent toutes un modèle de l’homme prenant en compte toutes ses dimensions, biologiques, sociales, psychiques et cognitives.

1/ Les dimensions biologiques englobent les mouvements, positions, déplacements, transports d’objets, manipulation d’outils ou de charges. L’opérateur est plus ou moins solicité selon le métier.

2/ Les dimensions cognitives sont liées au recueil et traitement de l’information.

3/ Les dimensions psychiques concernent en particulier les secteurs ou le travail sous-entend d’être en contact avec des personnes en souffrance. La représentation du risque au travail entre aussi en compte, par exemple dans le travail en hauteur. Les opérateurs mettent en oeuvre des stratégies défensives de métier comme la prise de risque volontaire, inutile, pour controler la peur.

4/ Les dimensions sociales interviennent dès lors que le travail sous-entend des interactions sociales avec une équipe de travail, des collègues, la hiérarchie, ou encore le client, un public.

Comment prendre en compte l’individu de façon pragmatique?

L’ergonomie considère chacun de ces aspects. L’humain est un tout = tete + coeur + muscles + famille + quartier + milieu. Cette approche donne sa richesse à l’ergonomie, son intérêt. Cette particularité constitue aussi un frein pour l’action sur le site du travail. 60 employés ne peuvent pas etres pris individuellement : il faut etre réaliste par rapport à l’intervention. L’ergonomie est toujours en recherche de cet équilibre entre la prise en compte de l’individu et le pragmatisme au service du plus grand nombre.

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