Les stades freudiens

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I les stades freudiens

Comment décrire le développement et le développement affectif en particulier ?

Pour Piaget, l’objet du développement est d’arriver à une pensée rationelle,de comprendre l’objet. Pour freud, c’est d’amener le sujet à une activité sexuelle mature, d’investir dans l’objet l’énergie psychologique, l’énergie somatique provenant du biologique, et nommée la libido. Dans les deux cas, leurs travaux reposent sur le concept de l’adaptation à l’environnement ( la capacité d’un organisme à s’autoéquilibrer, à tendre ver une homéostasie ). La finalité du développement est donc cadrée, précise. Elles reposent sur des déterminismes héréditaires, mais ne s’y limitent pas, prenant par conséquent aussi en compte l’influence des institutions sociales et culturelles, les facteurs environnementaux.

Théories orthogénétiques :

Homéostasie :

Au départ, l’organisateur princip corporel et biologique permet d’investir l’objet ou le connaître. C’est le stade de l’oralité, caractérisé par l’acte de succion ( et le fouissement ). Le bébé apprend à connaittre le monde à travers cet outil.

Piaget observe le développement d’enfants longitudinalement. Il fait des interprétations.
Freud construit son raisonnement sur les discours de patientes hystériques. Il opère une reconstruction.

On caractérise la relation à l’objet par trois éléments : la source de la pulsion, l’objet d’expression, le but.
Au stade oral, la source de la pulsion est la zone bucco pharhyngée et tout ce qui tourne autour de la prise de nourriture. L’objet d’expression est le sein maternel ( la mère ) ou son substitut. Le but de l’objet est de se nourrir, d’incorporer, de se transformer grâce à ce qui est pris de l’extérieur. Freud parler d’incorporer la mère sur un mode canibalique. C’est aussi la mie en place d’une sexualité ( au sens large : plaisir et désir ) polymorphe ( qui prend plusieurs formes, c’est à dire pas seulement centrée sur le sexe )

Freud dit au sujet des enfants qu’ils sont des « pervers polymorphes »

pervers : tout ce qui est sexuel et non centré sur la procréation

La relation à l’objet, par son but, sa source, son objet, est toujours ambivalente.

Dès le stade oral se mettent en place
– un pricipe de plaisir : le désir ( le ça ) est perçu seulement à travers des manifestations maitrisées.
– un principe de réalité : tout n’est pas toujours comme on le désire

Il en résulte la construction d’une différenciation entre le moi et l’environnement, le désir se développe, en tant qu’attente du plaisir. Eros ( l’amour ) est un concept ni totalement nir, ni totalement blanc : il n’existe pas d’amour sans haine. Pour Melanie Klein, clivage entre bon et mauvais, le bébé est dans une situation paranoïde ( aimant la bonne mère, détestant celle qui le fait attendre )
Introjeter le bon et le mauvais puis le projeter ( voir chez l’autre ce qui nous gène en nous, ce qui fonctionne au niveau individuel comme au niveau de la société ) Le bébé essaye d’echapper au clivage en unissant deux imagos, ce qui provoque une phase dépresive.

A la première année, le bébé s’intéresse au contrôle sphinctérien. I ‘étalit une organisation anale : la source de la pulsion devient ka zone ano-recto-intestinale. L’objet d’expression est le fécès ( excréments). L’intrêt passe de ce que l’on absorbe à ce que l’on rejette, que ce soient des parties du corp, ou des substituts. Le but est la manipulation à travers la rétention ou la défécation.
De cette façon, le bébé parfait l’organisation entre l’interne et l’externe. Il voit là un pouvoir sur soi et sur les autres, sa mère devient un objet manipulable ; on parle d’expression sadique anale.

Vers trois ans commence le stade phallique. La source est la zone urino-uretrale. L’objet est la miction. Le but prend une dimension masturbatoire primaire ( esoin psysiologique ) qui deviendra secondaire par la suite ( plaisir psychique ). Elle s reproduit pour elle même, de manière répétitive.

Etayage : la psychologie s’appuye sur le philosophie.

Livre de nancy huston

Cette pulsion est très vite confrontée à une forme d’interdit, car liée à des fantasmes sexuels dans lesquels interviennent les parents, qui s’expriment dans le contact avec l’autre. ( gène ou réaction d’interdit ).

La pulsion oedipienne cause une forme de culpabilité, d’angoisse, à cause de cet interdit : l’interdit de l’inceste, règle fondamentale à laquelle est confronté chaque parent et chaque enfant. Le petit enfant, confronté à l’idée qu’il se joue quelque chose d’important autour du pénis. Il en découle une curiosité sexuelle de l’enfant, regardant l’absence ou la présence du pénis, recherachant des informations sur les causes de ces différences. C’est alors que nait l’idée symbolique de la castration, qui est une idée d’incomplétude. Il n’y a qu’un sexe : le pénis, par rapport auquel tout se mesure. L’enfant revendique l’obtension de ce pénis ( ou sa conservation ). Par identification, le pénis semble conférer « une puissance phallique. »

La dimension symbolique du phallus découle du mythe d’Isis et Osiris. En gros, Osiris est semé au fond du nil, et Isis récupère les morceaux et l’embaume. Le pénis manquant elle crée un phallus avec de la glaise, symbolisant le pénis, qui lui permettra de reposer en paix.

Le triangle oedipien est une histoire d’amour imposible. Au final, l’enfant doit renoncer à séduire l’un de ses parents en s’identifiant à l’autre. Pour les garçons, le complexe de castration se calme en s’identifiant au père, et la fille se comble avec le phallus d’un autre que son père., les deux au final, se préoccupant d’autres sujets et refoulant cette période ( d’où le fait que la majorité des personnes ne se rapellent de rien datant d’avant leur 5 à 6 ans).

La période qui suit est une période de latence ( sommeil ) des pulsions, et d’investissement de l’énergie sur des objets sans connotation sexuelle, et valorisés par la société tels que les connaissances scolaires, en une sublimation. Après le deuil de la maitise d’un des parents,
Le surmoi, héritier du complexe d’oeudique intègre l’interdit de l’inceste.

A la puberté, on rentre dans le stade génital. La problématique oeudipienne refait surface, avec la possibilité d’avoir un rapport sexuel, et une recrudescence de la masturbation. On assiste alors à une déstructuration et restructuration de l’image corporelle, de soi, on retrouve aussi tous les problèmes qui n’avaient pas été réolus lors de la périoe oeudipienne. La maturité sexuelle est caractérisée par la différence des objets de manifastation des pulsions sur une personne autre que les parents.

Freud ( 1856 – 1939 ) :

Biologiste et neurologue, connu dès 1870, spécialiste en anatomie et embryologie du système nerveux. Il fait le parallèle entre ontogénèse et philogénèse. En 1885, il travaille au service de Charcot sur la technique hypnotique, ce qui le met sur la voie de la cause sexuelle. De retrour à vienne, il brule tous ses écrits et ouvre un cabinet, grâce au soutien financier et humain de Broyeur ( qui met à sa disposition son cabinet et sa clientèle ). freud y rencontre Binet et Jeannet, avec qui il étudie l’hystérie. Il publie par la suite Etude sur l’hystérie, dégageant le concept de catharsis hypnotique, ( cliente ana o. )

Ils développent l’idée de fixation traumatique et de souvenirs refoulés. La possibilité que les trauma découlent d’évènements imaginaires entraine la théorie du fantasme. Il s’agit des symptômes du principe de réalité et d plaisir, de la défense du moi, permettant un compromis entre le ça et le moi.

Freud connait plusieurs clashs avec ses collaborateurs, pour des causes de divergeance d’opinion, notemment concernant l’origine sexuelle des pulsions.
Emi von N., une cliente met freud sur la voie de la psychanalyse par sa phrase « ne bougez pas, ne me dites rien, ne me touchez pas » qui deviennent par la suite les règles de base de la psycho-analyse : les techniques ‘association libre, les associations de mots de Joung ( ce dernier s’éloigne de la théorie sexuelle )
Freud accepte une désexualisation ( en employant les thermes d’éros et de tanatos ) sur la fin. Il abandonne l’hypnoe au profit du « dire tut ce qui vient à l’esprit ». Il dégage l’importance du transfert.

Auteurs proposant une autre approche : anna freud, mélanie klein, andré spitts, wynicott, john bowy, hadler et joung.

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