l’expressivité

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De 3 à 6 ans

IV L’évolution de l’expressivité

1 : le langage et la communication

vers 5/6 ans, le développement phonologique s’achève (apparition des consonnes constrictives : z, ch, j etc.) la syntaxe se complexifie, le vocabulaire s’enrichit, l’enfant commencer à accorder genre et nombre entre les articles et les noms. Les verbes irréguliers commencent à être corrects vers 6/7 ans, ainsi que la voix passive qui est acquise à cet âge. L’enfant est capable d’utiliser les multiples usages de la langue selon son interlocuteur et s’adressera différemment à son professeur, ses amis, ses parents, des inconnus etc.

2 : le dessin

Le dessin est une activité transitoire qui apparait vers la seconde année de l’enfant et disparait aux alentours de la 12eme, paradoxalement au moment où l’enfant a acquis toute les compétences pour arriver à ses fins en matière de dessin et de réalisme. Cette activité esdt d’autre part renforcée à la maternelle dans notre société.

Pour Piaget, le dessin est une composante de la fonction sémiotique. Il sert d’indicateur du développement intellectuel et affectif, et peut être utilisé comme outil ou comme thérapie selon les cas. Le dessin est une expression de l’imaginaire, impliquant des facteurs comme la maturation de l’appareil moteur et effectif (coordination mouvement, vision), l’exercice et l’apprentissage, la valorisation de cette pratique au sein de la famille, de la culture (les types de détails dans le dessin peuvent être influencés par la télévision, les formes graphiques aussi -dessin robot). Les outils disponibles aussi font une différence, etc.

12 mois: bébé laisse une trace sur une feuille après démonstration

20 mois : bébé maintient la feuille spontanément avec sa main libre et tient le stylo a pleine main.

24 mois : bébé imite des traits et fait des gribouillages circulaires qui témoignent de la coordination de son avant bras-bras-oeil.

30 mois : bébé arrive à faire des traits verticaux et horizontaux, ses cercles sont de plus en plus précis (rotation du poignet)

3 ans : bébé fait la relation entre le mouvement qu’il accomplit et la trace laissée, il interprète après coup ses dessins (ressemblance fortuite), il contrôle mieux les points de départ et d’arrivée de ses traits.

4 ans : le jeun enfant donne une valeur représentative au dessin, il annonce par avance le thème de son dessin, et produit ses premiers bonshommes reconnaissables

5 ans : l’enfant réalise ses premiers paysages, donnant un contexte aux bonshommes, mais il juxtapose les éléments, comme s’il s’agissait d’une énumération picturale, aucun action n’est représentée.

6 ans : les premiers rudiments de scène organisée dans l’espace apparaissent ainsi que les premières représentations du mouvement et d’actions des personnages, les dessins présentent encore des erreurs de proportion cependant.

10 ans : l’enfant commence à introduire de la perspective dans ses compositions, l’activité graphique décline.

Luquet 1927, a produit un document ancien mais intéressant pour comprendre le développement de cette activité. Pour lui, l’enfant a toujours le souci de proposer un dessin réaliste, mais c’est une traduction graphique du modèle interne dans sa tête.. le dessin se partage alors en différentes catégories:

2 à 3 ans : le réalisme fortuit

3 à 5 ans : le réalisme manqué

5 à 8 ans : réalisme intellectuel (l’enfant dessine ce qu’il sait et non ce qu’il voit, cela se traduit par des effets de transparence des objets, des rabattements montrant des animaux etc en descente de lit, des mélanges de points de vue différents, avec des perspectives différentes.

8 à 9 ans : réalisme visuel, proche de la photo, avec utilisation de la perspective.

Le dessin de la famille est souvent utilisé à des fins thérapeutiques. Le dessin sert aussi d’étalonnage à certains test d’age mental (quotient de développement), à travers la question : dessine moi un bonhomme.

Celui ci peut ressembler à un cercle vague ( O ) vers 2-3 ans, un têtard (O= ) vers 3 ans, un bonhomme type vers 4-5 ans ( o[O= ). mouvement ( ov-< ). l’analyse du dessin a permis de calculer un age mental, bien que prendre en compte un seul dessin peut être réducteur pour juger du qi d’un enfant. Il permet aussi d’établir un facteur extra intellectuel de l’enfant (schéma du corps, personnalité à travers les histoires du cochon patte noire (ou du mouton du même nom).


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