Modélisation de la compréhension

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La compréhension

IV Modéliser l’activité de compréhension

Centrés sur les entrées, le texte, les processus ascendants

Centrés sur les connaissances, les concepts et les processus descendants

Modèles « interactifs » (kintsch & van dijk 1978 prononcer « vane dèïk »)

La proposition est l’unité de base de signification, on parle aussi de prédicat (qualifie quelque chose, fait le lien), associée à un ou plusieurs arguments. La proposition constitue une unité de traitement.

Exemple : l’homme vend le navire. « vend » est la proposition ; « l’homme » et « le navire » sont les deux arguments de cette phrase.

De deux textes écrits avec les mêmes mots répartis en 4 à 9 propositions, le temps de lecture de sujets augmente en fonction du nombre de propositions, de 1.5 sec pour chaque proposition supplémentaire.

L’objectif de ce traitement est de faire le lien entre les propositions pour créer du sens. Cette fin, trois niveaux de représentation sont construits en parallèle. Le niveau de surface concerne le texte. Le niveau du contenu sémantique correspond à la microstructure du texte ainsi que sa macrostructure, il s’agit d’une compréhension globale et locale. Enfin, le niveau du modèle de situation correspond à la situation évoquée par le texte, il s’agit là de ce qui restera, intégré aux connaissances antérieures comme souvenir du texte. Il s’agit de représentations cognitives des évènements, actions, individus et situations générales évoquées, comprenant les expériences personnelles, le savoir socialiser, les croyances, les opinions, attitudes, émotions. L’intégration du texte se fait dans des structures préétablies de connaissance. Les informations liées au niveau de surface diminuent fortement après 40 minutes, les connaissances sémantiques baisent rapidement aussi et disparaissent environ deux jours après lecture du texte. Enfin, les connaissances situationnelles, partant du même niveau que celles de surface, sont mieux rappelées après 40 minutes et restent stables par la suite.

Modèle de situation

Mary baked cookies but no cake

Mary baked cookie and cake

Le mot “cake” est présent dans les deux phrases, mais comme dans la situation avec la valise, il est absent de la représentation globale de la situation. Le mot est reconnu plus rapidement en 2 qu’en 1.

Buts et causalité

Singer et al. 92 affirme que nous pouvons aussi inférer la causalité :

1a « Marc mit le seau d’eau sur le feu de joie. »

Ou 1b « Marc mit le seau d’eau près du feu de joie. »

Suivi de 2 « Le feu de joie s’éteignit. »

3 « Est-ce que l’eau éteint le feu ? » (temps d’exposition avec la phrase 1b au départ plus longue que si on a vu la phrase 1a au départ).

Pourquoi avons-nous besoin de modèles de situation ?

1/ pour intégrer l’information fournie dans les phrases (intégration sémantique) voir td exemple avec l’arbre, la fille et le chat.

2/ pour expliquer des similitudes dans la compréhension au-delà des modèles utilisés (gernbacher, vanner, Faust 90)

3/ pour expliquer les effets de l’expertise sur les connaissances (schneider & kirkel 89) malgré des déficits linguistiques. Pour expliquer aussi la traduction simultanée, en particulier d’expressions comme it’s raining cats and dogs (il pleut comme vache qui pisse), calm as a cucumber (sage comme une image), the last straw on the camel’s back (la goutte d’eau qui fait déborder le vase).

Des études réalisées sur la traduction français anglais ont été réalisées. Par exemple, comment traduire « la France est un pays de tradition catholique. Elle est à la base de la plupart des cérémonies qui ont une origine religieuse ». cela donnerait en bon anglais « France i a country with a catholic tradition. It is at the foundation of most ceremonies that have a religous origin» si le traducteur intégrer l’information au fur et à mesure des phrases, alors elle doit être remplacée par It en anglais. Dans 60% des cas, les non experts commettent cette erreur, contre 90% d’experts qui ne la commettent pas.

Bibliographie

Dehnière, G. (1984), il était une fois… compréhension et souvenir de récit. Lille : PUL.

Dehnière, G. Baudet, S. (1992), lecture, compréhension de texte est sciences cognitives. Paris : PUF

Fayol, M. (1997). Des idées au texte. Psychologie de la production verbale, orale et écrite. Paris : PUF

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