Communication : Modele de Shannon et Weaver

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21 le modèle canonique, modèle consacré de la communication de Shannon et Weaver

Cette grille d’analyse permet un découpage d’une réalité beaucoup plus complexe, d’autant plus qu’il constitue notre expérience quotidienne. Ce modèle a le mérite de sa simplicité. Il souligne la nécessité de partager un même code, autrement dit d’être d’accord sur un ensemble de signes, règles, syntaxe, grammaire, lexique. Le message passe par un canal, celui-ci peut être auditif, visuel, emprunter une voie physique de circulation, parfois être appareillé.

L’objet central de cette communication est d’apporter de l’information (mais communique t on toujours pour s’informer les uns les autres ?)

Le message est symbolique, il utilise un code (verbal ou pas) et un langage.

L’idée de référent se rapporte au contexte, à la situation dans laquelle on se trouve, des objets auxquels on fait référence dans la communication.

Ce modèle s’appuie sur la théorie de l’information : le communication est d’abord perçue comme un transfert d’information de l’émetteur vers le récepteur. Par information, on entend tout ce qui réduit l’incertitude du récepteur. Selon ce modèle, un message qui ne nous apprend rien de nouveau n’est porteur d’aucune information (ni d’intérêt, dans ce cadre). L’information est quantifiable, avec la formule : (quantité d’information) QI=log(N/n) avec N= nombre d’évènements possibles et n= nombre d’évènements désignés.

L’information est toujours l’inverse d’une probabilité d’apparition. Plus c’est probable, moins c’est informatif. Par exemple, la valeur du journal dépend de la nouveauté de ce qu’il contient, le jour de parution, il en a, le lendemain, il ne vaut plus rien.

Ce modèle se centre à la fois sur le message et sur le canal. Dans ce cadre, l’intervention sur la communication ne peut s’agir que d’optimiser l’analyse en centrant sur les éléments matériels du dispositif (changer de téléphone, bruit de fond, friture, etc.). Aménager pour les écoutants les conditions matérielles de leur écoute. Optimiser la communication revient donc à insister sur la qualité d’un message, sachant qu’il faut combiner une bonne proportion la nouveauté de l’information qu’il transmet, et une nécessaire redondance, répétition (ou reformulation) qui permet de le comprendre. Un message ne comportant que de l’information submergerait le récepteur et trop de redondance échouerait car elle ne diminue pas l’incertitude.

Ce type d’approche a été développé pour essayer de résoudre les problèmes techniques se posant dans le cadre des télécommunications. Peut on s’en servir pour la communication humaine en général ? Il ne suffit pas en effet que le canal fonctionne bien pour que le contact passe. Sinon, comment expliquer qu’un message transparent échoue à être compris par l’interlocuteur ? Comment expliquer le dialogue des sourds ?

Tout message est lourd d’implications, de résonances affectives. On peut éprouver une difficulté à faire passer un message car une émotion submerge un des individus y prenant part. On peut éprouver le besoin d’être rassuré, devoir mettre en place des processus d’appropriation de la part du récepteur, ce modèle ne prend aucunement compte des objectifs de la communication ou du fonctionnement psychologique et social du message pour l’émetteur et le récepteur.

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