Influence sociale : la normalisation

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Influence sociale, conflit et dynamiques de changement

II Les différents formes ou modalités de l’influence sociale

21 la normalisation

211 Définition

Il y a normalisation chaque fois qu’un groupe est confronté à un problème auquel personne ne peut fournir de par son expérience, sa compétence ou son statut de solution toute faite. (Amado & Guidetti, la dynamique des communications dans les groupes) Elle conduit à la genèse d’une norme dans le groupe.

Une norme est un ensemble de valeurs largement dominant et suive dans une société donnée, impliquant des sanctions en cas de non respect, dans un champ d’interaction complexe. La norme est non seulement apprise mais aussi socialement désirable et donne toujours lieu à des jugements de valeur. Par exemple, Nicole Dubois a réalisé des travaux sur la norme d’internalité, c’est-à-dire l’aptitude à expliquer ce qu’il nous arrive en s’en attribuant la responsabilité, en trouvant la causalité dans une ensemble d’aptitudes, de dispositions internes au sujet (projet, compétence, responsabilité).

L’effet de normalisation se manifeste par une convergence es opinions vers une position centrale ou moyenne. Ce comprimes devient alors la norme.

212 Conditions d’apparition

Il existe au départ une situation où une pluralité de normes, de réponses, de jugements considérés comme équivalents rendent une situation ambiguë, incertaine. Ces points de vue différents émanent d’individus ayant le même statut et peu engagés, dumoins pas assez pour refuser de faire des concessions. La situation d’interaction en petit groupes vise à diminuer le risque de conflit. Il en suit une tendance à rapprocher les différentes positions, en nivelant les différences et en limitant ainsi les risques de conflit.

213 Expérience de référence

On étudie la perception de l’effet autocinétique.

L’effet autocinétique est la perception d’un mouvement dans un point lumineux distant ou très petit et immobile, en l’absence de tout repère (noir complet). Cette expérience menée par Sheriff donne lieu à une évaluation individuelle et en situation de petit groupe. L’effectif est divisé en deux groupes : l’un passe d’abord la situation individuelle, puis refait l’expérience en groupe, l’autre fait d’abord une passation en groupe, puis individuelle dans un second temps.

En situation individuelle, on remarque l’apparition d’un standart personnel : les différentes estimations de la personne vont varier de moins en moins autour d’une valeur considérée comme une norme individuelle.

En situation de groupe, on remarque l’apparition d’une norme collective de jugement, par un effet de convergence interindividuelle. Connaissant la réponse des autres, les réponses postérieures des individus se rapprochent progressivement les unes des autres autour d’une valeur moyenne. Ce phénomène de convergence interindividuelle se fait comme si tacitement, les individus avaient quelque chose à négocier, peut être d’éviter de rentrer en conflit par trop de différences dans leurs positions.

Les sujets passant l’épreuve en groupe en premier lieu conservent la norme collective comme norme personnelle, celle-ci est donc intégrée. On peut expliquer cela de différentes façons, il s’agit peut être d’un besoin de reconnaissance, de valorisation de soi, de réduction de l’incertitude qui est à l’origine de ce phénomène.

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