Motricité

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II les activités spinales

22 Réflexe intrinsèque

Le réflexe myotatique : contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement.

Comment peut on modifier une posture, donc la longueur de référence? Ceci est effectué par le motoneurone gamma. Il est activé s’il reçoit un ordre du système nerveux central, il active alors la fibre neuro musculaire intrafusale qui se contracte. Cette contraction entraine l’activation de la fibre Ia, et induit l’activité musculaire. Connaissant la direction entre Ia et alpha, le muscle se contracte par activation de gamma. Grâce a ce motoneurone gamma on peut donc modifier la longueur de référence des muscles.

Le réflexe myotatique permet le maintient de la longueur d’un muscle d’une valeur de référence, alors que le motoneurone gamma contrôle ce réflexe en modifiant la longueur du muscle. On parle alors de boucle gamma. Il y a co action entre alpha et gamma.

III les activités posturales

La posture est une position stable dans l’espace qui correspond à trois fonctions essentielles: lutter contre la gravité (l’attraction terrestre), assurer l’équilibre du corps immobile, maintenir l’équilibre lors de l’exécution de mouvements. L’activité musculaire qui s’assure de cette posture est le tonus musculaire (ou tonus postural).

A cette fin, des ajustements posturaux sont nécessaires. Il en existe deux sortes: les réflexes posturaux anticipés sont déclenchés à priori, avant l’exécution d’un acte moteur, et permettent donc de maintenir l’équilibre lors de cet acte moteur. Ils peuvent aussi être compensateurs et sont alors déclenchés à postériori, lorsqu’une perturbation est intervenue. Ce sont des réponses motrices relativement stéréotypées. Ils s’améliorent avec l’apprentissage, on ne peut donc pas vraiment parler de réflexe.

31 rôle de la moelle épinière

Certains réflexes participent au contrôle de la posture, et plus particulièrement le réflexe myotatique est aussi impliqué dans la régulation et la genèse du tonus postural. Ils permettent des ajustements locaux de la posture, mais ne permettent pas d’assurer son maintient véritable. Les centres supraspinaux (troc cérébral) interviennent.

32 rôle du tronc cérébral dans les ajustements posturaux anticipés

Deux structures jouent un rôle dans le maintient du tonus: la formation réticulée pontique (au niveau du pont cérébral) et la formation réticulée bulbaire (au niveau du bulbe rachidien). Au niveau de la formation pontique, les neurones qui en sont issus vont exercer une activité excitatrice sur les motoneurones de la moelle au niveau du faisceau réticulo-spinal médian, d’où l’appellation formation réticulée pontique excitatrice (FREP). Les neurones issus de la formation réticulée bulbaire appelée inhibitrice (FRIB): elle agit sur les motoneurones via des interneurones inhibiteurs au niveau du faisceau réticulo spinal latéral. Le tonus musculaire va dépendre d’un équilibre entre influences excitatrices pontiques et influences inhibitrices bulbaires.

Ces deux structures reçoivent de nombreuses informations sensorielles et corticales et sont des structures d’intégration importante des informations. Leur niveau d’activité dépend du niveau de vigilance. Lorsqu’il est élevé (éveil) la formation réticulée pontique a une activité importante, le tonus est donc élevé; à l’inverse lorsqu’il est bas (sommeil), la formation réticulaire bulbaire inhibitrice a une activité importante, le tonus est donc faible, d’autant plus que le sommeil est profond.

33 rôle du tronc cérébral dans les ajustements posturaux compensateurs

Ils interviennent pares une perturbation, qui peut être de deux types: un déplaçant l’axe du corps par rapport à la verticale lorsqu’elle est relativement stable, et lente (comme un bateau qui tangue); l’autre soumettant l’organisme à des accélérations linéaires, horizontales ou verticales (comme un métro, voiture, ascenseur). On observe alors un fléchissement des jambes, appui sur les membres extérieur) ou une accélération angulaire (toupie, tourner, manège, virage)

Pour que l’organisme puisse y réagir et effectuer des ajustements, il doit être capable de détecter sa position par rapport à la verticale, ainsi que ses propres accélérations: grâce aux récepteurs sensoriels, notamment visuels, cutanés, propriocepteurs (muscles, tendons, articulations) et vestibulaires. (cochlée, audition) qui permet la sensibilité à l’accélération linéaire, au positionnement de la tête et sensibilité aux accélérations angulaires sur trois plans. En cas de blocage des cellules réceptrices, on ressentira un vertige.

Les informations qui en sont issues rejoignent le bulbe rachidien au niveau des noyaux vestibulaires et provoquent l’excitation des motoneurones de la moelle épinière. Les informations vont aussi vers le cervelet. Celui ci a une influence inhibitrice sur les noyaux vestibulaires.

[schéma]

IV les mouvements volontaires

Ce sont des actes moteurs consciemment commandés à partir de plusieurs aires corticales motrices.

41 Aires corticales motrices

Elles sont situées dans le lobe frontal, en avant du sillon de Rolando, on en trouve trois.

411 Aire motrice primaire

Sa stimulation provoque la contraction d’un muscle particulier situé du côté opposé du corps, associé à l’exécution du mouvement, ceci se fait point par point (homonculus).

412 Aire prémotrice

Elle provoque la contraction coordonnée de plusieurs muscles (tout un membre par exemple) dans le côté opposé du corps à la stimulation. cette aire est associée à la programmation des mouvements.

413 Aire motrice supplémentaire

Sa stimulation entraine des réactions plus complexes: orientation du corps, fermeture de la main. Elles ont aussi une organisation somatotopique, mais moins fine que l’aire motrice primaire

42 les voies motrices principales

Elles sont pout la plupart directes: la voie cortico bulbaire permet le contrôle de la motricité volontaire des muscles de la face. La voie cortico spinale contrôle la motricité volontaire des autres muscles du corps. Elle est aussi appelée voie pyramidales (car elle passe par les pyramides bulbaires). ces voies croisent toujours l’axe médian, tout ordre donné par le cortex est controlatéral (agit sur l’autre moitié du corps).

43 Pathologies liées à des lésions des aies ou voies motrices

Les lésions peuvent faire suite à des traumatismes crâniens, tumeurs, accidents vasculaires etc. Au niveau de l’aire motrice primaire, les conséquences sont des paralysies correspondant à la portion de l’aire lésées. Elle peut être définitive, mais certaines voies peuvent prendre le relai et permettre un mouvement du corps. Au niveau de l’aire prémotrice, la lésion entraine l’impossibilité de développer des tactiques de mouvement (apraxie).

Au niveau de l’aire motrice supplémentaire, une lésion affecte la coordination entre posture et mouvement, par exemple, le signe de babinsky constitué d’une non inhibition du réflexe de flexion des orteils. Ce réflexe est présent chez les nourrissons, car la vie cortico spinale n’est pas encore mature et n’inhibe pas ce réflexe.

44 Sources d’information des aires corticales

441 Informations sensorielles

provenant directement des récepteurs, les aires cortico sensorielles sont capables de modifier notre mouvement, sa programmation mais aussi réalisation et permettent d’identifier le but à atteindre dans un mouvement.

442 Informations en provenance du cervelet

Les aires corticales motrices reçoivent toutes les trois informations du cervelet, via le thalamus. Ceci permet le contrôle du mouvement au cours de son exécution. Certaines régions du cervelet sont capables de modifier la commande motrice, soit par voie courte (cervelet, pont, moelle épinière) soit par voie longue (cervelet, cortex moteur, moelle épinière). Elles reçoivent les influences des aires corticales sensorielles, en recevant nombre de ses modalités, qui vont agir directement sur les aires motrices et moduler les commandes motrices au cours du mouvement.

Enfin, la région la plus ancienne est la zone flocculo nodulaire, qui reçoit de nombreuses informations sensorielles (visuelles) et de l’organe vestibulaire qui est impliqué dans toute réaction posturale pendant le mouvement. Il n’est en rien responsable du mouvement, mais module et réorganise les commandes motrices et contribue ainsi à augmenter l’efficacité des mouvements.

Plus récemment, le rôle du cervelet a été mis en évidence dans l’apprentissage moteur. Les effets des lésions à ce niveau sur le tonus, sont un contrôle amoindri, des pertes d’équilibre, des réactions posturales mal adaptées; au niveau des mouvements volontaires: des mouvements mal adaptés et atteignant rarement leur but. La lésion provoque une ataxie (altération de la réalisation du mouvement, qui débute plus lentement); une dysmétrie (mauvais ajustement de la force et de l’amplitude du mouvement), des tremblements visibles seulement lors de l’exécution du mouvement.

443 Informations en provenance des ganglions de la base

Les ganglions de la base est composé du néo striatum (noyau caudée et putamen) situés dans le télencéphale; du pallidum et noyaux sous thalamique dans le diencépahle, et de la substance noire dans le mésencéphale.

Ces différentes structures complexes sont liées entre elles par des circuits complexes (et de nombreux neurotransmetteurs) dont les deux principaux interviennent dans la facilitation de réalisation des mouvements constitué pour ce qui est du circuit court excitateur; et l’inhibition d’un mouvement à travers le circuit long inhibiteur. A travers ces circuits, les ganglions de la base modulent les mouvements.

Des lésions à ce niveau provoquent des pathologies comme l’hyperkinésie (excès de mouvements) composé de mouvements normaux entrecoupés de mouvements anormaux (chorées, danse de saint gui); des hypokinésies (pauvreté de mouvement), telle que la maladie de parkinson, dans lesquels les mouvements sont très lents, le sujet ne se décidant pas à les faire. Elle peut être traitée avec de la Ldopamine, car la lésion concerne ici les cellules de substance noire détruites, synthétisant la dopanime. Le traitement ralentit donc la progression des symptômes, mais ne réduit pas la maladie.

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