Troubles nevrotiques

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Névrose, trouble névrotique et troubles anxieux.

Le trouble panique est caractérisé par l’attaque de panique. Il s’agit d’une peur intense et soudaine à laquelle on n’est donc pas préparé, qui survient de façon brusque, de façon imprévisible, pendant une durée limitée courte. La montée de la panique se fait en environ dix minutes, et elle est à son paroxysme encore une dizaine de minutes. Si elle se prolongeait trop, il y aurait court-circuitage, la personne s’évanouirait, ne pouvant gérer une émotion trop intense sur une si longue durée.

Elle est associée à un sentiment de panique, une pensée désorganisée, le sentiment de mourir ou de devenir fou, prouvant aller jusqu’à un sentiment de dépersonnalisation (ce qui vient ajouter à l’angoisse) et une modification subjective de l’intensité lumineuse ou auditive. Elle s’accompagne enfin d’évanouissements ou de sentiments d’être au bord de l’évanouissement. D’autres symptômes peuvent être des diarrhées, nausées, vomissements etc. La crise peut être tout aussi inquiétante pour l’entourage qui ne s’y attend pas que pour le sujet lui-même.

Trouble de stress post traumatique ou TSPT (PTSD en anglais)

Il arrive suite à un évènement traumatique réel ou fantasmé. Tout ce qui présente un caractère traumatisant au niveau collectif (accident industriel, de transport en commun… sauf les accidents d’avion, car il n’y a généralement pas assez de survivants), ou individuel (viol, ou tentative de viol, ne serais ce que le sentiment d’avoir été menacé. Les situations de guerre sont aussi riches en TSPT, mais nous ne sommes heureusement pas trop concernés pour l’instant. Tout évènement sous entendant une question de mort peut aussi en être la cause, qu’elle concerne la personne directement ou un proche.

Elle se caractérise par des reviviscences entraînant troubles du sommeil, insomnies ou réveils nocturnes, voire terreurs ou flash nocturnes. Elles sont très handicapantes et peuvent aller jusqu’à un émoussement affectif, c’est-à-dire une perte de sensibilité, dans un repli presque autistique.

L’anxiété généralisée

Il s’agit de l’inverse de la phobie : l’angoisse est généralisée et n’a aucun point de fixation. Les personnes atteintes ont donc le sentiment de ne jamais pouvoir être en paix. C’est encore une fis sans gravité réelle, mais pénible à vivre. Ces personnes sont en état d’alerte de façon permanente. On redoute quelque chose qui s’est déjà produit et par conséquence ne vient pas. La crainte de l’effondrement primitif peut aussi venir en co-morbidité avec n’importe quel autre trouble.

Troubles de l’adaptation

On parle aussi d’états réactionnels d’expression névrotique. Il sont relativement fréquents, présents sous forme de détresse émotionnelle apparaissant dans la plus part des cas suite à un évènement psychosocial tel qu’un déménagement ou une perte. Il peut prendre un visage dépressif ou anxieux, mais aussi s’exprimer à base d’agressivité ou de troubles du comportement, comme une agressivité non contrôlée et non contrôlable, entraînant des passages à l’acte, des addictions . On parle aussi d’anxiété flottante. Ce genre de crises durent généralement de 6 à 8 mois avant de d’atteindre un nouvel état d’équilibre, d’adaptation.

Troubles somatoformes

La névrose hypocondriaque est plus fréquente chez les femmes de moins de trente ans. Elles sont portées par une conviction que l’on est atteint d’une maladie incurable. C’est un vécu pénible car on ne se sent jamais totalement bien. On a une image de soi malade, les différents diagnostics négatifs conduisent à penser qu’il s’agit d’une maladie rare, car rare et donc qu’il n’existe pas de traitement.

Troubles psychosexuels

Il peu s’agir d’inhibition plus ou moins importante avec diminution ou disparition du désir, ou difficulté de passage à l’acte, ou au contraire frénésie difficile à contenter. Ceci peut aussi être une conduite normale, il ne s’agit d’un trouble que si cela gène la personne.

Des somatisations peuvent aussi prendre forme chez l’homme comme impuissance, troubles de l’érection ou de l’éjaculation ; chez la femme comme frigidité, anorgasmie, et dans les deux cas une activité masturbatoire prépondérante sur la relation, avec le sentiment de culpabilité envers l’autre etc.

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