Le phalanstère

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Phalanstère

Le phalanstère de fourrier (1772 1837). Fourrier est souvent rpésenté comme un utopiste révolutionnaire, un réformateur social qui a imaginé une société idéale, fondée sur l’harmonie de son organisation de ses groupes, sur le principe des passions. cf. 1928 Le nouveau monde industriel et sociétaire. Les passions sont selon lui constitutives de la nature humaine, pervertie par l’industrie de masse (cf. les temps modernes de Chaplin). Il tente ainsi de développer une sorte d’émancipation: seule l’attraction passionnée peut rendre compte de la constitution des groupes et des séries (c’est à dire agrégats de groupes).

La cohérence, harmonie dans les groupes repose sur l’hétérogénéité des caractères (autant q fonctionnels) à l’encontre de l’uniformisation des pensées et des rôles. Il existe 12 passions primitives, réparties en 5 passions sensitives, 5 passions affectives (ambition, amour, familisme, amitié), et trois passions distributives (intrigue et calcul, changement et exaltation (assemblage de plaisirs). Les groupes servent à satisfaire celles ci.

Fourrier va jusqu’à classer chaque type d’homme et de femme en fonction de quelque 810 catégories correspondant à autant de passion extraordinairement différenciées. Il botient ainsi 1620 caractères. Le rassemblement d’un individu de chacun de ces 1620 caractères constitue une phalange, un grand groupe. Il va organiser ces phalanstères (de « phalange » en tant que groupe dont les membres sont étroitement liés + « monastère » en tant que lieu de rassemblement).

~A ne pas confondre avec les phalanges, formation de combat ou organisation politique~

Il s’agit de trouver un ordre de caractères, de gouts, qui va démultiplier à l’infini la possibilité d’expression des individus malmenés par l’industrie de l’époque. Il est par exemple le premier à introduire l’idée d’avoir une crèche sur le lieu de travail. En réconciliant plaisir et travail, et en prenant l’homme total en considération, Fourrier a pour but d’offrir à chacun des activités qui correspondent à ses gouts, à travers de des passages à différents petits travaux, dans différents petits atelier. Il pense ainsi permettre aux individus d’exercer leurs différentes vocations, qu’il compte au nombre de 30 environ par personne.

L’organisation collective du travail, des biens de consommation et des biens culturels assurent la garantie d’un revenu minimum d’existence à tous, et il la voit comme une solution pour éliminer les séparations entre ville et campagne, brasser les gens du différents sexes, ages, catégories sociales etc. Ne trouvant pas de soutient mécénal, il ne met jamais en pratique son idée.

Diverses tentatives de concrétisation ont eu lieu depuis 1840, au brésil, en Russie, en Roumanie notamment. Ces tentatives ont souvent tourné court, étant donné les requis (communauté de 2000 personnes ayant une diversité de profils maximale). L’expérience la plus significative et de la plus longue durée fut celle réalisée par J.B. Godin dans les années 40s, qui fit de sa fonderie un familistère, fermé en 68, mais visitable de nos jours. Il a par ce biais proposé des innovations architecturales au niveau des milieux de vie collectifs, organisant les résidences privées en appartements autours de galeries, jardins et autre lieux favorisation les rencontres et les échanges. Il proposait aussi une éducation sociétaire: école gratuite pour tous par exemple. 1500 personnes travaillaient et et vivaient dans ce qu’il appelait son palais social.

Fermant en 68, pour des raisons financières, c’est aussi à cette époque que le phalanstère connut un regain d’intérêt.

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