Cadre de la prise en charge psychanalytique de l’enfant

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Cadre pratiques de la prise en charge

Mélanie Klein et Anna Freud sont les premières à proposer un travail psychanalytique pour l’enfant. L’enfant un langage peu développé, ce qui rend l’association libre difficile. Klein est la première à proposer que l’action picturale ou le jeu de l’enfant pouvait prendre valeur d’association libre. Le jeu et la mise en œuvre de fantasmes et permet l’activité de personnification. Cela ouvre l’accès au monde interne de l’enfant. Il en a découlé le psychodrame s’établir à l’action de rejouer une scène où l’enfant va pouvoir incarner différents rôles, exprimer les émotions qui l’associent au rôle et imaginer le vécu de l’autre. Par exemple, il pourra incarner une maman qui gronde son enfant.

Pour ce qui est du dessin, le premier dessin interprété dans le cadre d’une psychanalyse d’enfants a été réalisé par « Als », qui représente le fait pipi de la girafe. Klein l’a beaucoup utilisé aussi, notamment chez Richard (son fils) ; une cote à proposer le jeu du « squiggel » (gribouillage), et propose à l’enfant de finir le dessin qu’il a commencé. Ce processus lui donne une valeur projective. Dans un second temps il propose à l’enfant de commencer un dessin et que lui-même le complète. Il peut ainsi introduire une idée en finissant le dessin dans l’enfant. C’est une activité transitionnelle, entre activité consciente et soubassements psychiques inconscients. On parle d’effet de perlaboration, ou double projection.

Le cadre de la thérapie de l’enfant hausse une unité de lieu et de temps, dans le sens où les séances sont régulières et que les yeux ne changent pas. Dans le cas d’une thérapie d’adultes, celui-ci est responsable de ces retards ou absence. Pour l’enfant, ce sont les parents qui l’amènent : le cadre ne peut pas être analysé de la même manière qu’avec un adulte. Les parents sont de façon général hypers présent dans la psyché du patient. Dans la séance, ils ont un rôle de tiers absents. On ne peut pas travailler avec l’enfant sans ses parents. Si les parents sont en désaccord, l’enfant se retrouve en situation de « double bind », puisque l’enfant à une fidélité importante aux parents.

Si l’enfant adhère au dispositif, investi des affecte dans la relation thérapeutique, celle-ci peut se trouver prise entre les deux. Même lorsque les deux parents sont d’accord et positifs par rapport au traitement, il peut y avoir des mouvements transférant celle de la part de ceci : cela pose la question du secret professionnel. Ce qui se dit entre l’enfant et le psychologue à appartient à leurs relations, mais il est impossible de laisser les parents sur la touche, ce qui implique de faire le point avec eux de temps en temps. Il faut leur apporter un minimum d’éclairage en termes d’avancement, par exemple en donnant des informations relatives à ce que l’on perçoit de l’enfant, ses angoisses, les améliorations observées etc. c’est une façon de faire en sorte que les parents se sont impliqués ; ceux-ci ont des attentes (que ça aille mieux à l’école, dans la scolarité, au moment des repas, au coucher etc.) De plus, les parents régressent face au psychologue de leur enfant, ils se sentent concernés dans leur part d’enfants.

Entre l’enfant et le psychologue, il faut pouvoir percevoir le cadre comme contenant des expressions, qu’il s’agisse de verbalisation, d’actes, de sentiments. Des choses s’expriment et vont être contenues, dans le sens où aucun jugement n’était mis, que le psychologue n’a pas d’attentes, sans pour à temps banaliser ou nier ce qui se fait ou se dit en cours de séance. Il s’agit de comprendre pourquoi une façon particulière est choisie pour exprimer quelque chose et quelle est cette chose qui veut s’exprimer. Cela permet à l’enfant d’élaborer, de mentalités et l’état d’excitation, de poser des monts pour enrober l’acte, le ressenti moi la contenance vient aussi de la gestion du transfert et du contre-transfert. Par exemple une petite fille, au bout d’un certain nombre de rencontres, passe de l’autre côté de la relation et commence à poser des questions personnelles au thérapeute. Dans ce cas il ne faut pas rentrer dans son jeu, ne pas répondre mais au contraire lui permettre de fantasmer des réponses. La petite fille en question à imaginer que les enfants du thérapeute devaient être très malheureux, parce que la thérapeute s’occupe d’autres enfants. Ceux-ci ayant été dit dans le contexte de l’arrivée d’un nouvel enfant dans le cercle familial, cela en dit beaucoup sur les sentiments de la petite fille par rapport à sa propre situation.

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