La maladie du président Schreber

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Schreber se considérer comme appelé à faire le salut du monde et lui rendre la félicitée perdue. Cela implique qu’il croyait qu’il existait un paradis terrestre. Cependant il affirme ne pas pouvoir le faire tant qu’il ne sera pas transformé en femme. L’émasculation lui permettra de devenir la femme de Dieu est engendrée une nouvelle créature. En attendant, il veut reprendre sa place de juge. Malgré l’idée d’émasculation, Schreber n’est ni un transsexuel, ni un travesti.

Freud en tira un constat, une interprétation basée sur la théorie de la libido. Si Fleischsig passe de personne aimée à persécuteur, c’est parce qu’il y a un renversement de la pulsion libidinale homosexuelle. Il faut entendre homosexuel ici au sens de relation a soit et amour du semblable. Cet amour rend insupportable la relation, car il fait de Schreber l’objet de l’autre. Une autre personne de la sublime entrée dans des relations sociales d’amis qui, de création, de fréquentation… Pourquoi ne fais-tu pas de même ? C’est qu’il n’a pas accès au refoulement, et le délire revient comme modalité logique de refuser l’amour homosexuel. Freud a recours à une analyse strictement linguistique du phénomène. Le noyau du délire est une phrase qui est refusée : « moi, un homme, je n’aime lui, un homme. »

Pour s’en sortir, Schreber construit un délire s’y opposant de quatre façons, à travers quatre aux opérations. La première opération porte sur le verbe aimer. Ce verbe est renversé et devient haïr : je ne l’aime pas, il me hait et je le hais, parce qu’il me persécute. C’est le désir de persécution.

La seconde opération porte sur le complément d’objet direct : ce n’est pas-lui que je l’aime, c’est elle, parce qu’elle m’aime. C’est le délire d’érotomanie.

La troisième opération porte sur le sujet mois, un homme. Cela se transforme en délire de jalousie : c’est elle qui aime l’homme, ça n’est pas moi qui aime les femmes. C’est lui.
La dernière opération porte sur l’ensemble de la phrase : je n’aime personne que moi : c’est le délire de grandeur.

Les traits essentiels de la psychose, sont les dimensions de certitude. Chabert ne croit à son délire, il sait. Freud fait de l’incroyance un trait de la psychose. Du coup, il n’est pas sensible aux contradictions. Il trouve toujours les contre arguments nécessaires à maintenir le délire.
Du lait et ses quatre types de délire, le monde devient complètement crépusculaire. Il y a désinvestissement de la réalité. Les autres autour de lui, deviennent des personnages réduits à leur silhouette. Le délire constitue une reconstruction du monde à partir du discours, qu’il réinvestit : c’est l’attachement du psychotique à son délire. En effet, le psychotique aime son délire, comme il s’aime lui-même. Il substitue des personnes de la réalité institution, ses désirs, par projection. Freud pense que la cause du délire de Schreber est la pulsion homosexuelle. Ce qui est retranché en dedans, et retrouver au-dehors.

Freud a écrit un livre intitulé la perte de la réalité dont la névrose et la psychose.
Freud situe les conflits de la névrose de la psychose de différentes origines : pour la névrose, le conflit prend place entre le ça et le moi. Dans la psychose, il prend place entre le moi et le réel.

Mélanie Klein étudie les psychosés précoces. Elle prend en considération la maturation de l’individu. À quel moment du développement se fait la bifurcation ? La mer est porteuse de bon et mauvais objet. Ce clivage a été spécifique de la position schizoparanoïde chez l’enfant. Quand le sujet fait une mauvaise rencontre, il peut fuir vers un bon objet dans la réalité, ou vers un bon objet intériorisé. Dans le premier cas, il va vers la névrose ; dans le second vers la psychose. Winnicott met l’accent sur l’environnement : l’entourage doit permettre à l’enfant de se séparer de la et à partir de la fusion. En cas de confrontation brutale, il recherchera un objet intériorisé. Il fait référence au holding. Ceci dit, ces deux auteurs n’expliquent pas pourquoi ou comment une psychose peut s’exprimer à 42 ans.

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