Histoire des psychothérapies

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Antiquité : Les traitements par le corps et l’esprit son étroitement lié (hipocrate). On soigne par le corps, l’esprit et l’art. Platon emploie la musique, pour aristote l’art est mimésis et permet d’expurger (catharsis). Sénèque guérit par la correspondance, Cicéron considère la philosophie comme la meilleure médecine. Malgré la similarité des moyens, toutes ces méthodes sont directives et donc non comparables à la conception actuelle.

Le moyen âge : Les problèmes de la vie psychique sont traités par les théologiens, qui considèrent que l’âme et le désir (saint augustin) est toute puissante sur le corps. Ils distinguent folie et stupidité, et traitent selon les méthodes grècques. Au cours des XIVe et XVe, l’église domine la question, et défini l’anormalité comme trouvant son origine dans l’action de satan et ses suppots. L’âme est sauvée en brulant le corps.

La renaissance : Les procès en sorcellerie se poursuivent en particulier pour les femmes, on distingue les fous de satan et les fous naturels, ces derniers étant définis par une libération des normes, une aptitude à agir d’instinct. Les premiers hopitaux psychiatriques sont créés en espagne par le Père Jean Joffres puis l’ordre de Saint Jean de Dieu. Le traitement est effectué par la coercicion et le traitement par les contraires.

XVIIe siècle : l’arret des proces en sorcellerie est compensé par le grand enfermement de toute personne inquiétant la bourgeoisie (mendiants, prostituées, fous) et les méthodes galéniques (purges). on soigne par le travail, les bains, la contention.

XVIIIe siecle : Le courant humaniste prône une attitude plus humaine envers le malade (Locke, Condillac, Rousseau). Le terme névrose apparait (wiliam cullen) pour désigner toutes les maladies mentales.

Les rémissions spontanées observées conduisent à une position « laisser faire » de la médecine, en parallèle à un déploiement de l’hydrothérapie, la diète, l’opium, l’électrisation, la contention et le travail… benjamin Rush conseille d’écouter et parler aux délirants, de les ramener à la raison par des scénarios et tromperies naives. Les soins de contraintes sont maintenus pour les patients agités. Philippe Pinel prone le traitement moral, car l’aliéné conserve toujours un reste de raison.

L’origine de la maladie mentale est recherché au niveau biologique, et particulièrement neurologique, ce qui amène à des méthodes comme la chaise tournante, et des théories comme la phrénologie (Gall), la physiognomonie (Lavatier) et les conceptions anthropologiques du criminel (Lombroso), développées dans une préoccupation nosographique et sémiologique.

Le magnétisme animal de Mesmer introduit à paris, postulait l’existence d’un fluide universel favorisant les influences réciproques. La maladie mentale serait une dysharmonie du fluide vital, et pouvait donc être guérie grâce à des aimants, magnétiseur et autre conducteur. Il est à la source de l’emploi de la suggestion, observée par son disciple Armand Chastenet de Puységur.

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