Risky Shift : la prise de risque dans le groupe est accentuée après discussion

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Le groupe n’a pas toujours un effet modérateur. Une première rupture sérieuse dans cette conception, montrant le déplacement d’un groupe vers le risque a été mis en évidence par Stoner. C’est le Riscky Shift. Il a été mis en évidence un suit pas un hasard scientifique. Il est observé la première fois par un étudiant du MIT en 1961.

Découverte du Risky Shift

Le Risky Shift est un effet d’accentuation de la valeur moyenne des recommandations de prise de risque dans un groupes suite à une discussion. Wallack, Kogan et Bem exposent ces travaux repris dans le texte « Group influence of individual risk taking ».

Inspiré de celui de l’étude princeps de Shérif, il reprend ses trois phases successives.

Pré-consensus

Dans un premier temps, les sujets fournissentt une série d’appréciations individuelles (pré-consensus).

Consensus

Réunis en petits groupes, ils doivent discuter de leurs appréciations en vue d’une décision collective (consensus).

Post-consensus

Dans un troisième temps, les groupes sont séparés et chacun se repositionne individuellement par rapport au matériel (post consensus).

Mesure de la prise de risque par questionnaire de dilemme sur les choix

L’instrument utilisé est le questionnaire de dilemme sur les choix pour mesurer la prise de risque. Ce questionnaire est toujours utilisé de nos jours, malgré quelques transformations. Il est composé de 12 saynètes, mettant en scène un dilemme de la vie quotidienne. Un personnage se trouve face à à celui-ci. Il doit faire le choix entre deux options. L’une des options est risquée, mais a des conséquences désirables si cela marche. Ces conséquences peuvent être un meilleur emploi, en succès, des profits importants. L’autre option est une option prudente mais avec des perspectives moins attrayantes.

L’outil fait comparer les scores donnés deux à deux. On effectue donc trois comparaisons.

On peut se référer à la psychologie cognitive à propos de la prise de décision sous incertitude, pour en savoir plus sur les raisons de certains choix.

Les sujets doivent indiquer à partir de quelle probabilité minimale de réussite de l’option risquée, il conseillerait au personnage fictif d’adopter cette solution du risque.

Après une première réponse, les participants regroupés par six doivent arriver à une conclusion unanime.

Exemple de situation utilisée dans l’outil

Par exemple, un électricien, marié, un enfant, travaille dans une grande entreprise depuis cinq ans. Il vient un emploi à vie avec un salaire correct mais modeste. Lors d’une convention, on lui propose un poste mieux payé avec une participation au capital dans une jeune entreprise. Si celle-ci résiste aux aléas du marché, il aura un travail plus intéressant et mieux payé. La probabilité raisonnable pour conseiller le choix risqué doit être évaluée entre 1/10 à 9/10.

Résultats : les réponses après discussion sont plus risquées

Dans 12 des 13 groupes étudiés, les réponses avaient évolué vers plus de risques comparativement aux positions individuelles avant la discussion. Au niveau individuel, 45 % conservent leur position initiale en poste est. 39 % d’entre eux changent leur opinion pour un risque plus élevé et 16 % ouvrons vers plus de prudence. C’est la première fois que ce 39 % ne prise de risque apparaît.

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