Encodage et récupération

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La mémoire


IV Traitement d’encodage et récupération

1/ Niveau de traitements (Crak & Lockart)

Effet de complexité des traitements

On traite l’information a plusieurs niveaux, du plus superficiel au plus profond. La trace mnésique conservée est l’enregistrement de l’analyse des conduites dans des buts perceptifs et de compréhension. Plus un traitement est profond, plus cela devient sémantique et plus la trace est durable. Selon le traitement effectué (manipulé par exemple de la question posée) est profond, meilleure est la mémorisation.

Effet de génération

L’expérience de bibrow et brower (voir td)

Effet d’autoréférence

Kuiper et Kirker (cf td)

Est-ce que le mot s’applique à vous ?: on note deux fois plus de rappels qu’avec un traitement sémantique si l’on demande au sujet de mettre en relation le mot avec lui-même.

2/ Relation entre encodage et récupération

a/ spécificité de l’encodage

Tulving (1975) met en évidence l’importance du contexte dans la mémorisation : celle-ci est meilleure lorsque les conditions contextuelles sont similaires lors de l’encodage et de la récupération. La récupération est donc liée à la trace mnésique encodée et des indices liés au contexte. Godden et Baddeley confirment cette hypothèse en 1975 en expérimentant sur des plongeurs sous marins. Ceux-ci doivent retenir des listes de mots et les restituer. On fait varier l’endroit où ils doivent faire ses tâches ( sous l’eau ou sur terre) et on note que les résultats sont meilleurs lorsqu’ils sont produits dans des environnements identiques par rapport aux rappels effectués dans l’environnement différent.

Geiselman et Glenny (1977) proposent à des sujets d’imaginer qu’une liste de mots soit présentée soit par une vois masculine, soit par une vois féminine. On leur demande ensuite de reconnaître ces mots énoncés par un homme ou une femme. Les résultats sont meilleurs lorsque la voix imaginée lors de la lecture et celle entendue lors de la tâche de reconnaissances sont identiques.

b/ Compatibilité des traitements cognitifs mis en œuvre entre encodage et récupération

Lorsque les traitements requis à la récupération et à l’encodage sont identiques : la mémorisation est meilleure. En conséquence si on traite phonétiquement des mot il sera plus facile de les reconnaitre si la tâche de rappel fait intervenir leur sonorité (rappelez les mots qui rimaient avec…) Si la tâche est physique, le rappel sera meilleur pour les mot dont on a traité les aspects physiques (rappelez les mots en gras…) Ces types de tâches sont souvent des reconnaissances plus ou moins indicées ou des reconnaissances perceptives.

On considère le rappel non indicé comme naturellement sémantique, on ne propose donc pas de consigne spécifique pour le rappel faisant appel à la sémantique, celui-ci étant un tâche de rappel libre.

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