Unité ou pluralité de la mémoire

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La mémoire

V Une ou plusieurs mémoires ?

1/ Mémoire sémantique et épisodique

La mémoire sémantique est l’ensemble des connaissances générales ur le monde, les concepts et répond aux questions de type « quoi ». la source d’information de cette mémoire est la compréhension, son unité d’information est le concept ou l’idée, qui sont organises par relations conceptuelles, le rôle émotionnel est peu important dans ce type de mémoire et la probabilité de l’oubli est faible. La durée de récupération de cette information est aussi moins longue. En laboratoire cette mémoire est analysée par des tests de connaissances générales (capitales d’Europe, fleuves de France, et autres choses apprises communément.) Ce type de mémoire est très suscité dans l’éducation et les connaissances générales mais faiblement intéressante pour ce qui est des témoignages.

La mémoire épisodique au contraire concerne l’occurrence d’évènements personnellement vécue, qu’il est possible de dater (question Quand ?) A noter que la mémoire autobiographique est différente cependant de la mémoire épisodique (mots dans l’ordre). Les sources d’information pour ce type de mémoire sont les expériences sensorielles, qui sont stockées sous forme d’évènements ou d’épisodes liés par des relations temporelles dans lequel le rôle émotionnel influe beaucoup sur la qualité du rappel. La propriété de l’oubli est forte et la récupération de ces souvenirs est plus longue. Pour étudier ce type de mémoire on demande au sujet de rappeler des épisodes particuliers de sa vie. Ce type de mémoire interfère peu dans l’éducation et l’établissement de connaissances, par contre il joue un rôle important dans les témoignages.

2/ Mémoire déclarative et procédurale

La mémoire déclarative qui englobe les savoirs épisodiques et sémantiques) contient les types de savoirs verbalisables au contraire de la mémoire procédurale qui stocke les types de savoir faires, comment faire qui sont plus difficilement verbalisables (tenir en équilibre surun vélo, ne pas tomber de ses skis, mettre en pratique des règles de raisonnements). Les arguments en faveur de cette distinction sont basés sur les capacités des amnésiques chez qui souvent l’une de ces capacités est intacte alors que l’autre ne fonctionne plus.

3/ Mémoire implicite et explicite

_La mémoire implicite est sollicitée lors de récupérations non intentionnelles, non conscientes à l’œuvre dans les tests indirects aussi dits implicites. De mémoire. Par exemple, une épreuve d’amorçage de répétition, comme un complètement de fragments de mots.

Les sujets travaillent sur des listes de mots, font des épreuves sans rapports avec celles-ci, puis doivent compléter des mots à trous dans un feuille. On notera que les mots cités dans la liste en début d’expérience représentent environ 50% des mots ; il est aussi possible d’évaluer la rétention de ces mots par évaluation perceptive.

_La mémoire explicite est sollicitée lors de récupérations intentionnelles et conscientes à l’œuvre dans les tests directs (directs) de mémoire par des rappels, reconnaissances.

On observe des effets de différents facteurs sur les performances aux tests direct et indirects. Dans le cas des tests direct, le résultat est sensible à la profondeur de traitement, mais peu aux modalités d’études (pas de différence notable entre le ait de lire ou entendre le mot). Les résultats sont sensibles par contre à l’intervalle de rétention, sa durée au développement, à l’utilisation de drogues et à l’amnésie.

Les résultat aux tests indirects à l’opposé ne varient qu’en fonction des modalités d’études, et peu sensibles à la profondeur de traitement, la durée de l’épreuve, les développement, l’utilisation de stupéfiants ou l’amnésie.

Des études développementales montrent que les enfants retiennent plus de mots que les plus jeunes, mais les tâches de reconnaissances d’objets dégradés ne varient pas avec l’âge. Il en va de m^mee si l’on compare des personnes âgées à des adultes plus jeunes.

Les études cliniques sur l’amnésie montrent que même en cas d’amnésie au cours de tâches de rappel direct, les tâches de rappel implicite sont toujours complétées à 50% quel que soient les performances précédentes du sujet.

4/ Questions en débat : quelle voie pour le futur ?

Structuralistes : oui !

Tulving et Schacter pensent que la distinction entre mémoire procédurale et sémantique est assimilable à des structures différentes. Les tests directs pour eux évaluent la mémoire épisodique et sémantique, alors que les tests indirects testeraient la mémoire procédurale (traitement perceptif). Cette théorie manque cependant de précision.

Dans le cas de l’alexie, les personnes sont capables de lire les mots mais sont incapables d’y associer un sens.

Fonctionnalistes : non !

Les différences s’expliquent par de activations ou des traitements ; Leur explication se fait en termes d’activation (Graf, Mandler 84). Les tests directs montrent les processus élaboratifs alors que les tests indirects font appel à des processus intégratifs et associés à un contexte dans lequel les concepts sont pré activés. Ceci n’explique pas l’effet d’amorçage à long terme pour autant.

En terme de traitements, Roediger, Weldon, Challis 89 parlent de compatibilité entre encodage et récupération. Il y a peu de validations empiriques à ce niveau cela dit.

Quelle voie pour le futur ?

Aucune de ces deux théories n’est pleinement satisfaisante et le débat entre structuralistes et fonctionnalistes est très tranché. Il existe sûrement une troisième voie dans laquelle l’unité de la mémoire est préservée tout en impliquant des structures différentes.

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