TD La psychose

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La psychose

C’est une affection psychotique qui se manifeste par une altération profonde de la conscience du sujet et de son rapport à la réalité. Cette structure correspond souvent à des frustrations précoces maternelles et à une impossibilité fonctionnelle de l’enfant de se dégager son propre moi de celui de la mère. L’enfant psychotique a construit sa réalité dans la fusion.

Indépendamment des facteurs organiques qui peuvent toujours intervenir dans les troubles du développement mental, le facteur éducatif et en particulier la relation maternelle primaire s’avère extrêmement importante. La mère peut par ses attitudes profondes maintenir le nourrisson et plus tard l’enfant dans une situation impropre à faciliter l’éclosion des manifestations personnantes (qui vont en faire une personne). Par exemple, dans le cas d’une mère sur protectrice qui répond au besoin de son bébé avant qu’il ait eu le temps de les formuler, d’émettre le moindre souhait, empêche les désirs de l’enfant d’émerger et ceux-ci ne sont en conséquence pas reconnus. (la mère est considérée comme une extension du bébé).

I la psychose du point de vue dynamique

Dans la psychose, le conflit psychique s’exprime entre le ça et la réalité, ce qui explique que le sens de la réalité soit altéré chez le psychotique. Le conflit avec la réalité entraîne un déni des éléments trop gênants et peut conduire au délire, permettant ainsi la construction d’une néoréalité, ou réalité nouvelle (adaptée aux désirs du psychotique).

II La psychose du point de vue économique

21 Mécanismes de défense

Un des principaux mécanismes de défense est le déni : c’est l’action de refuser la réalité d’une perception perçue comme dangereuse ou douloureuse pour le moi. Par exemple le déni de la maladie. On peut aussi trouver un déni non psychotique cependant. On a aussi comme mécanismes de défense l’identification projective, le dédoublement du moi, le clivage.

22 Libido narcissique et rapport altéré à la réalité

Pour le psychotique, la libido va surtout alimenter le courrant narcissique. Cela s’explique par les difficultés que présente le sujet psychotique dans la prise en compte de l’autre, au niveau de l’expression et de la satisfaction des pulsions sexuelles. Autrement dit, le sujet est pour lui-même son propre objet pulsionnel (dans la structure névrotique, elle devient objectale au cours du développement).

23 La relation d’Objet

Elle est caractérisée par une fixation et un non dépassement du registre préobjectal. Cette fixation est l’héritage de la figure maternelle qui ne peut concevoir la séparation de cette partie d’elle (le fœtus, le bébé), ni physiquement, ni psychiquement. Le sujet psychotique n’arrive pas à exister séparé de l’objet d’amour d’où le terme de relation d’objet fusionnelle, ou symbiotique à la mère.

Le père est souvent effacé, absent physiquement puis psychiquement. La triangulation père mère enfant n’a pas pu se faire, or c’est la première triangulation qui contribue à introduire une première défusion avec la mère et l’individuation de l’enfant. Autrement dit, c’est elle qui permet de mettre un terme à cette relation duelle exclusive entre la mère et l’enfant, qui lorsqu’elle perdure peut entrainer une indifférenciation moi-non moi. La relation d’objet du psychotique n’est ni duelle, ni triadique, ni triangulaire. Le moi n’est pas complet, réellement différencié, il est morcelé.

24 le type d’angoisse

Pour la psychose, ‘angoisse concerne l’identité et le maintient d’un moi différencié du non moi, c’est-à-dire unifié. Il s’agit d’une angoise de morcellement et ou de mort. Le sujet craint que son corps se disloque et redoute de perdre son intégrité corporelle.

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