Evolution récente des psychothérapies

[Total : 0    Moyenne : 0/5]

XIXe siècle : La souffrance physique et morale cotoie dans le traitement la « conversation intime et quotidienne avec le malade » préconisée par Paul Dubois. le théatre, la musique (bals, concerts), des journaux sont organisés à des fins thérapeutiques.

Les institutions psychiatriques se voient dotées d’un cadre légal assurant les droits des patients. Les modalités d’internement sont supervisées par l’autorité publique. De nouveaux asiles sont créés, et on passe de la conception de cellules à celle de dortoirs, cependant, les démarches de soin stagnent.

James Braid, s’appuyant sur les travaux en magnétisme animal, élabore une méthode de sommeil provoqué, et créé le la notion « d’hypnotisme » dont il entrevoit les applications thérapeutiques. Broca et azam relancent dans les années 50s l’intérêt de l’hypnose comme méthode anesthésique en chirurgie. L’école de la salpétrière et Charcot en fait vite l’apanage de l’hystérie, montrant des déplacements des symptomes par l’hypnose. Au contraire, L’école de Nancy et bertheim la décrivent comme processus et action thérapeutique, consacrant pour la première fois le terme de psychothérapie.

XXe siecle : L’hypnose est abandonnée au profit de l’association libre à la suite de freud, et ses notions de relation transférentielle, de conflit, de catharsis, de résistances etc. L’inconscient est au centre de tous les intérêts, et les différents disciples de Freud effectuent une variante d’apports (Jung, Adler, Ferenzi, Rank, Reich…). L’expression de psychothérapie psychanalytique apparait après les travaux auprès d’enfants de Anna freud et Mélanie Klein ; les thérapies médiatisées voient le jour, comme l’art thérapie, le psychodrame, le rêve éveillé dirigé, le training autogène… Le terme provient de Francois granier, qui s’en est servi en remplacement d’art thérapie en 1987.

Les psychothérapies institutionnelles voient le jour et l’asile s’humanise en devenant hopital psychiatrique.

Les psychothérapies sont reconnues paradoxalement avec l’avènement des neuroleptiques (Largactil 1952) et des antidépresseurs (trofanil, 1955) qui rendent curable les patients inaccessibles au soins jusque là. La pédopsychiatrie est dorénavant reconnue comme spécialité.

La psycholotérapie se prolonge dans des mouvements de développement personnel, notamment a travers les nouvelles thérapies développées par le centre de développement du potentiel humain, aux USA, dans une psychologie humaniste privilégiant authenticité et créativité, réalisation de soi et non directivité dans une dynamique de groupe non directive.

De nos jours, se cotoient thérapies cognotivo-comportementalistes, psychothérapies intégratives et thérapies médiatisées. La psychanalyse au sens de cure s’adresse de plus en plus à des sujets bien portants, dans un rapprochement général de thérapie et développement personnel. La psychanalyse n’est plus le seul modèle théorique fécond en méthodes.

Il existe un véritable marché de la psychothérapie, ce qui implique la nécessité d’une évaluation des différentes techniques, et une reconnaissance de la profession de psychothérapeute, passant par un encadrement législatif en cours, dans l’espoir de régler nombre de dérives et de clarifier les places des différentes spécialités qui se la disputent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *