Risky Shift: les expériences de Myers, Rabbie et Visser mettent en évidence les conditions de la polarisation des attitudes

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Principales conditions du déplacement du groupe vers le risque

Discussion et divergence des opinions produites

La polarisation résulte de la discussion qui permet de s’engager ou de s’impliquer avec les autres membres du groupe dans l’interaction. Cette discussion permet d’exposer les divergences d’opinion.

Expérience de myers

Dans le but de transmettre un avis sur la politique étrangère du président des États-Unis, Myers demande un avis à aux participants de son expérience à propos de l’interventionnisme militaire de celui-ci. Avant d’engager des discussions, il créait deux groupes dans lesquels il répartit les pacifistes, sous le nom des Colombes, et les plus belliqueux, prônant l’intervention militaire sous le nom des Faucons.

Il compose des groupes de quatre à cinq membres, répartis de façon homogène. On demandait à chaque groupe de produire un avis à transmettre. Ces groupes étaient ensuite dissous et recomposés, avec des faucons et colombes mélangés. Ces personnes doivent discuter d’un avis. Dans un troisième temps, on confronte des faucons et des colombes à de nouveaux colombes et faucons, en provenance d’autres groupes, avant de demander la formulation d’un nouvel avis.

Les résultats montrent que les personnes pacifistes le sont encore plus qu’avant la discussion. Les participants les plus belliqueux formulent des avis plus pacifistes après ces deux discussions avec les colombes, que les colombes elles mêmes. Parce que l’on analyse les contenus, on remarque que lors de la seconde discussion, les plus belliqueux revendiquaient davantage d’arguments pacifistes que ne pouvaient le faire les colombes.

La polarisation a ici pris place du côté pacifiste. Cela ne se fait pas d’être pour la guerre, on voit ici le poids des normes sociales dans la décision du groupe. Ceci confirme un des présupposés de base de shérif : la norme sociale vient réguler les rapports sociaux.

On peut donc effectuer l’interprétation suivante : tout ce qui diminue l’intensité et la fréquence des interactions sociales favoriserait le compromis. Tout ce qui permet la mise au jour de points de vue différents et leurs affrontements poussent à la polarisation, donc au changement et à l’interaction.

Importances de l’objet de la discussion (Rabbie et Visser 1972)

Les chercheurs ont créé des équipes de trois personnes, appartenant à des syndicats négociant trois questions :

  • l’échelle des salaires,
  • l’échelle des allocations vacances et
  • les indemnités de transport en voiture.

La première de question est la plus importante, et la troisième le moins. C’est la prime de la vie chère. Le résultat montre que les effets de polarisation sur les deux premières questions sont beaucoup plus accentués que pour la troisième. Pour celle-ci, il n’y a pas de polarisation mais un accord sur une moyenne.

Hiérarchie entre membres du groupe

On a précédemment vu des expériences sur les styles de leadership. Quels sont les effets du leadership sur la polarisation ?

Dans le cas d’un leader laisser-faire, la polarisation est la plus importante. Si le leader est autoritaire, la polarisation est la plus faible. De façon générale, sans leader, la polarisation est forte, contrairement aux groupes dans lesquels il y en a un.

*caractérisé par la convergence vers une valeur centrale

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