Le groupe en psychologie sociale

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Dans ce cours nous allons procéder à la présentation de trois catégories de modèles de théorie différents du groupe. Les modèles dynamiques dans un premier temps, dont le père fondateur est Lewin. Les modèles internistes sans présenter dans un second temps. Et enfin nous verrons les modèles psychanalyses physiques de l’école anglaise de psychanalyse de groupe dont Bion et en France Anzieu et Kaës sont à l’origine.

Les objectifs des quatre cours suivants sont l’acquisition de connaissances théoriques et la prise de recul par rapport à ces dernières pour les confronter et faire des choix éclairés lors de la pratique de la recherche, pour ce qui est du cadre théorique. Ils visent aussi être conscients des points aveugles de tel ou tel modèle et des présupposés concernant la construction du groupe, du sujet, du lien social qu’il implique.

Les questions centrales que l’on se posera pour chaque modèle sont : en quoi ce modèle permet ou non d’établir la spécificité du groupal, du groupe et de son fonctionnement par rapport au fonctionnement individuel ? quelle est la conception du lien social qui sous-tend ce modèle ? Autrement dit, en quoi est-ce important pour la psychologie sociale ?

C’est au niveau de l’ambition épistémologique en psychologie sociale que ces questions prennent un aspect directeur. Le regard de la psychosociologie remet en question la séparation de l’individuel et du collectif. Pour cela, la psychologie sociale s’attache à étudier l’articulation du psychologique et du social c’est-à-dire à dépasser ces deux formes de réductionnisme que son le psychologisme et le sociologisme. Elle étudie la relation, les conflits entre société et sujet. Elle met en évidence l’impact et l’influence de l’an sur l’autre et réciproquement. C’est à ce niveau que l’on peut repérer l’importance des groupes.

Le groupe transport au sujet des normes, des modèles, des conduites propres au groupe. C’est l’acculturation. Celle-ci prend place dans tous les groupes où l’individu est inséré qu’il soit familial, scolaire, un groupe de pairs, un groupe de travail etc. cette multiplicité des groupes permet d’éviter une influence monolithique. De même l’influence minoritaire ou innovation qui se diffuse par le groupe, permet à l’individu de modifier la société qui l’entoure à travers les minorités actives.

À partir de là, il est important de pouvoir penser le groupe comme une entité spécifique, ce qui ne va pas de soi dans une société occidentale moderne. En effet, dans celle-ci, un individuo centrisme prévaut, c’est-à-dire une tendance à tout ramenait à l’individu comme valeur première, via la valorisation de l’autonomie, de la liberté etc. contrairement aux sociétés traditionnelles, dans lesquelles le collectif prime sur l’individu, parfois à son détriment. Cela se traduit dans le sens commun. On retrouve cette individuo centrisme dans certains modèles du groupe. Il est important de le relever à leur point

Janice (et Moscovici) ont mis en évidence que vous ne décide pas comme le fait un individu. Il parle de penser groupale, à partir de la reconnaissance de la spécificité du groupe et de la difficulté que cela pose.

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