Les modèles interactionnistes du groupe : Bales étudie de comportement verbal dyadique pour définir le groupal à partir de l’individuel

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Les modèles interactionnistes du groupe sont centrés sur les interactions des groupes. (Interactions pas au sens statistique). La définition renvoie aux modalités concrètes selon lesquelles les individus rentrent relation les uns avec les autres. Il ne s’intéresse pas aux modalités concrètes, mais les situe à des niveaux différents.

Etude des comportements verbaux

Bales étudie les comportements verbaux. Il distingue trois zones, aires d’échanges verbaux comme outil d’observation de ces échanges.

La zone neutre de la tâche comporte six modalités d’interactions verbales.

Elles sont centrées sur la réalisation de la tâche, de l’objectif du groupe. Elles comprennent des demandes et des apports d’information, d’évaluation, de propositions ou de suggestions.

L’aire socio-émotionnelle comprend six autres modalités d’interactions verbales.

Celles-ci sont séparées en deux groupes

1- L’aire socio-émotionelle positive comprend trois types d’interactions : la manifestation de la solidarité, la détente, l’accord ou la compréhension.

2- L’aire socio-émotionnelle négative comprend l’antagonisme, la création de tension et le désaccord.

Bales tente de comprendre l’émergence des rôles dans les groupes

Bales a élaboré cet outil dans un objectif de recherche. Il tente de comprendre l’émergence des rôles dans les groupes. Il suit pour cela une démarche empirique inductive. Il construit sa grille à partir d’observations, se basant sur l’idée que les positions s’incarnent à partir de modalités d’action particulières. Les modalités d’action permettent l’élaboration des profils individuels nécessaires à la définition du rôle.

Degré de centralité des individus

L’outil consiste à reporter les numéros des types d’échanges dans une matrice de communication. On observe alors les sujets qui ont communiqué le plus, ou reçu le plus de communications, c’est-à-dire qui ont un degré de centralité important, comparés à ceux qui communiquent le moins.

Centration des individus sur la tâche ou le registre socio-émotionnel positif et négatif

Des scores par zone d’interactions verbale permettent ensuite de définir la centration des individus sur la réalisation de la tâche, ou sur le registre socio-émotionnel positif ou négatif. Ceci permet d’étudier la dimension de l’activité des sujets par rapport au nombre de communications émises, la dimension du type de sociabilité, positive ou négative et d’évaluer l’investissement dans la tâche de chacun. On observe la spécialisation de certaines personnes dans la régulation émotionnelle ou dans la réalisation de la tâche.

Une étude exclusive de groupes de pairs et comparaison des groupes entre eux

Bales n’envisage que les groupes de pairs. Le groupe se construit sur la base des interactions des sujets pris deux à deux, par dyade. Le groupe est le tissu des relations dyadiques. La réduction du groupal à des micro-éléments est particulièrement saillante lorsqu’il propose de dresser des profils des groupes, en les comparant entre eux.

De même qu’il existe des sujets plus actifs que d’autres, il existe des groupes plus actifs que d’autres, qui ont une sociabilité différente. Il propose par exemple un niveau d’activité mesurée par la somme des scores d’activité des différents sujets divisée par le nombre de sujets.

Son profil du groupe est la moyenne des individus. Il réduit donc le groupal à l’individuel.

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